L’Histoire de la race

L’Héritage de Max von Stephanitz

Max Von Stephanitz
Max von Stephanitz

En 1878, des éleveurs allemands de chiens à aptitudes bergères réalisent une première tentative de regroupement dans un but d’amélioration de leurs chiens. Leur principal souhait est de créer des chiens intelligents, obéissants, incorruptibles et aptes au travail.

En 1891, les éleveurs établissent alors un premier livre généalogique et tentent d’établir une société appelée Phylax, mais le projet n’aboutit pas.

Un officier de la cavalerie prussienne, le capitaine Max von Stephanitz, membre de cette société, voulait obtenir un chien idéal, un chien polyvalent, capable de se distinguer dans toutes les disciplines. 

Horand von Grafath

Pour réaliser son rêve, il a acquis Hektor Linkstein en 1899, qu’il rebaptisera Horand von Grafath ; un chien très doué qui a été utilisé dans un vaste programme de sélection intense. 

Les recherches génétiques réfléchies de von Stephanitz lui ont permis d’atteindre rapidement la création d’un chien à la hauteur de ses espérances. Ce chien, noble et martial, alliant son intelligence malléable, était le prototype d’une nouvelle race qui sera longtemps une référence parmi les autres et qui se répandra à grande échelle dans le monde : le Berger Allemand.

Max von Stephanitz avec Horand

Plus tard en 1899, avec plusieurs passionnés, il fonde le Club de Race « Verein für Deutsche Schäferhunde » (l’Association des Bergers Allemands).

Horand von Grafrath est donc le chien à l’origine de la race du Berger Allemand. Tous les Bergers Allemands descendent de lui.

A savoir que Greif von Sparwasser, le grand-père de Horand, était un chien de berger de couleur blanche. Puisque Horand portait donc des gènes déterminant la couleur blanche, il a été établi que les ancêtres du Berger Allemand étaient pour certains, de couleur blanche.

Cependant, Max von Stephanitz n’était pas prédisposé à la discrimination en ce qui concerne les différentes couleurs du manteau de Berger Allemand. Son Club de Race avait pour objectif premier de créer des lignées qui avaient des grandes capacités à travailler.

Malheureusement, l’Association des Bergers Allemands a ensuite adopté une politique de rejet catégorique des chiens blancs, prétendant à tort être des albinos dégénérés et des porteurs de maladies génétiques telles que la cécité, la surdité et les problèmes de peau.

En 1933, la couleur « blanche » fut interdite dans le standard des Bergers Allemands. Dès lors, le « Berger Allemand Blanc » fut interdit d’élevage et d’exposition. Les chiots blancs furent euthanasiés à la naissance. Von Stephanitz a été licencié en 1935, un an avant sa mort.

Importation aux Etats-Unis

Paradoxalement, la blancheur immaculée de ces chiens leur confère un pouvoir de séduction important, et heureusement pour eux, ils avaient déjà trouvé un nouveau public.

Ann Tracy et ses bergers allemands blancs
Ann Tracy

Le « Berger Allemand Blanc » a pu survivre grâce aux nord-américains qui ont continué l’élevage d’où son nom de « Berger Blanc Américain » ou « Berger Blanc Canadien ».

En effet, entre 1910 et 1920 aux Etats-Unis, des éleveurs qui avaient importé de très beaux sujets nés en Allemagne, procèdent à des accouplements judicieux.

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Berno von der Seewiese

En 1913, c’est alors grace à Ann Tracy que naît le premier Berger Allemand Blanc, Berno von der Seewiese, descendant direct de Horand Von Grafrath.

Retour en Europe

En 1967, Agatha Burch importe en Europe, Lobo White Burch, un mâle américain. Il peut être considéré comme l’aïeul de cette race en Suisse.

Lobo White Burch

La femelle anglaise, White Lilac of Blinkbonny, de Madame Burch fit une portée avec Lobo. Les chiots de ce mariage ont pu être inscrit au Livre des Origines Suisse (LOS), et c’est ainsi que la race a pu se développer en Europe.

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White Lilac of Blinkbonny

Au cours de ces longues années, le Berger Blanc s’est nettement éloigné de son ancêtre allemand, aussi bien au point de vue anatomique qu’au point de vue caractère.

C’est bien pourquoi, depuis 1991, il est nationalement reconnu en Suisse comme nouvelle race sous le nom de « Berger Blanc Suisse ».